Les perruches ondulées
Origines
Dans les années 60, l’Australie a interdit l’exportation de toute sa faune. Depuis la perruche ondulée est produite en captivité. Si les spécimens sauvages sont toujours verts, la magie de l’élevage propose quelques 80 nuances aujourd’hui.
Différence mâle/femelle
La perruche est adulte la première année. Le sexage est aisé grâce au petit renflement corné au dessus du bec : la cire. Elle est bleue chez le mâle et brunâtre chez la femelle. L’intensité de sa couleur renseigne sur la maturité sexuelle des oiseaux. Il est donc conseiller d’accoupler des sujets dont la couleur de la cire est bien marquée.
Le nid
A l’état sauvage, la perruche ondulée construit son nid dans les branches d’arbres, voire les troncs creux. Les variétés domestiques ont conservé ce comportement et se reproduisent volontiers dans des nids bûches, c’est à dire dans des bouts de branches naturellement évidées.
Plus simplement, il existe des nids de forme parallélépipédique en bois contre-plaqué. Dans tous les cas, le fond de ce refuge sera recouvert de copeaux de bois, identiques à ceux utilisés pour la litière des petits mammifères.
Rapidement, la femelle prendra possession de son nid et y séjournera de plus en plus souvent. C’est le signe annonciateur d’une ponte.
La ponte
La perruche ondulée ne pond qu’un œuf tous les deux jours, une couvée en comportant 4 à 6. L’incubation est de 18 à 21 jours. Les jeunes restent au nid un minimum de 3 à 4 semaines, au cours desquelles les parents consacrent la majeure partie de leurs journées à les nourrir.
Il convient d’être très attentif à la quantité de nourriture proposée. C’est en effet une famille de 6 à 8 oiseaux qu’il faut désormais nourrir et les besoins alimentaires sont conséquents ! Par précaution, il vaut mieux laisser en permanence du millet en grappes.
Ayant pondu tous les 2 jours, les oisillons éclosent avec le même écart. C’est donc jusqu’à 12 jours de différence que l’on peut observer entre l’aîné et le benjamin d’une couvée de 6 jeunes. Naturellement, cela se traduit par d’importantes différences de tailles. Heureusement, la mère veille à ce que chacun ait sa ration ! Les premiers jeunes sortis du nid seront encore quelques temps alimentés par le mâle, la femelle se consacrant aux plus jeunes restant au nid. Une fois à l’extérieur, les perruchons deviennent vite indépendants et il est possible de les séparer dès que l’on constate une alimentation autonome. Mieux vaut toutefois continuer le même type d’aliments sur les 15 jours suivant le sevrage. La perruche est très prolifique : un couple peut engendrer une quinzaine de jeunes par an.
Les canaris
Origines
Originaires des Iles Canaries, ce petit serin verdâtre fût domestiqué en Europe pour chant mélodieux. Les nombreuses variétés de couleurs ou postures n’existent pas dans la nature : ce sont des sélections d’élevage.
Différence mâle/femelle
Le canari se reproduit dans sa première année. Le mâle a la tête plus plate et la couleur de son plumage est plus vive. En cas de doute sur le sexage, il suffit d’isoler les sujets à la saison du printemps. Les mâles étant très amoureux siffleront au bout de quelques jours, les femelles se contentent d’un modeste gazouillis.
Le nid
La période de reproduction du canari correspond surtout au printemps. C’est largement suffisant pour observer 2, voire 3 nichées successives. Isolé, le couple sera fortement stimulé par la présence d’un nid en vannerie. La mise à disposition de matériel de nidification apparaît également une phase essentielle.
Enfin, les pâtées aux œufs favorisent la ponte de Madame tandis que Monsieur se contente de vitamines spéciales reproduction.
La ponte
Les premiers œufs arrivent généralement 15 jours après le début de cette alimentation, le lendemain de l’accouplement. Chaque matin la femelle pond un œuf, une couvée en comportant 3 à 5. L’incubation est de 14 jours.
A la naissance, l’oisillon, couvert d’un simple duvet blanc, ne pèse que quelques grammes.
Il ouvre les yeux ou bout d’une semaine et s’avance déjà au bord du nid pour déféquer à l’extérieur. En 2 semaines, l’oisillon est totalement emplumé prêt à sortir du nid. Il est facilement reconnaissable à quelques petites mèches de duvet persistant sur la tête. Les plumes de sa queue sont également plus courtes que celles des parents.
Dès la naissance des oisillons, il faut enrichir l’alimentation des parents en proposant de la pâtée d’élevage et des biscuits aux œufs.
Hors du nid, les rejetons sont alimentés par le mâle 2 à 3 semaines au terme desquelles il est nécessaire de les séparer.
Quant à la femelle, elle pense déjà à sa deuxième couvaison !
Les Diamants Mandarins
Origines
Originaires d’Australie comme la perruche ondulée, le diamant mandarin est dans la même situation : tous les sujets sont issus d’élevage. La sélection génétique a permis d’augmenter la taille de cette minuscule espèce, dont il existe plus de 40 variétés de couleurs.
Différence mâle/femelle
Adultes la première année, certains individus se reproduisent dès l'âge de 6 ou 7 mois. Le sexage est facile puisque le plumage est différent : le mâle présente des joues orange, des zébrures sur le poitrail et son bec est plus rouge que sa compagne.
Pour la variété albinos, blanche pure, la couleur du bec est l’unique signe distinctif.
Le nid
Bien que la reproduction en volière d’ensemble soit possible, le mandarin est querelleur, mais surtout voleur de matériaux pour construire son nid, aussi vaut-il mieux, là encore, isolé le couple sélectionnée. Le nid du mandarin doit être suspendu. Il s’agit d’un nid fermé pouvant avoir différentes formes mais un unique trou d’accès.
Le matériau de nidification doit être largement proposé à cet infatigable bâtisseur. C’est surtout de la fibre de coco qui constitue le matelas initial.
La ponte
La ponte arrive vite et comprend un nombre important d’œufs : des couvées de 6 à 8 sont très fréquentes. Comme pour toutes les espèces prolifiques, la présence de sable anisé en fond de cage assure l’apport minéral indispensable pour fabriquer de belles coquilles. La présence d’un os de sèche a le même effet.
L’incubation dure 13 à 14 jours, période au cours de laquelle il est indispensable de ne pas trop déranger les oiseaux. En effet, les mandarins abandonnent facilement un nid jugé menacé.
Les oisillons ingurgitent les pâtées d’élevage proposées par leurs parents. Ils acceptent également les mélanges traditionnels de graines. Ils quittent le nid vers le 15e jour et deviennent vite autonomes, même si les plus fainéants quémandent encore régulièrement. Une fois isolés des parents, il est préférable de continuer provisoirement une alimentation similaire à celle des parents afin de limiter l’incontournable stress du sevrage.
Une grappe de millet sera particulièrement appréciée. Quant aux adultes, ils n’ont qu’une hâte : entamer une nouvelle ponte !

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