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Bien comprendre son chat

Le chat a toujours été considéré comme un animal indépendant, qui a son caractère propre que personne ne peut façonner. Or, des siècles de vie commune avec l’homme et la mise en place de processus de domestication ont fait de lui un animal beaucoup plus attaché à ses maîtres que l’on pourrait l’imaginer et au comportement parfaitement adapté aux exigences de la vie moderne.

Les Origines du chat

Notre chat domestique fait partie de la famille des félidés. Il descend d’un chat sauvage africain appelé Félis sylvestris lybica. Cette origine, proche de celles grands félins, peut expliquer bon nombre de comportements et de besoins de votre animal. Malgré sa plus petite taille, le chat possède toutes les armes des félins (crocs de prédateur, griffes puissantes, squelette léger lui permettant de grandes accélérations pour saisir sa proie, vision très performante, ouïe très fine…). Même domestique, le chat reste un animal carnivore, toujours à l’affût d’une proie. Il n’oublie pas ses instincts de prédateur. La notion de territoire est également très importante pour lui. C’est sur cette zone qu’il chasse, qu’il est le maître des lieux…Personne ne doit venir perturber cet équilibre sans y avoir été invité.

La rencontre avec l’homme

Le chat a tout d’abord été utilisé par l’homme sédentaire dont l’activité principale était l’agriculture. Il était apprécié pour son aide dans la lutte contre les rongeurs qui dévastaient les plantations et envahissaient les maisons des premiers agriculteurs de l’époque. Ce rôle utilitaire a été conservé jusque dans un passé proche mais petit-à-petit, le chat domestique a perdu son rôle utilitaire pour gagner un statut d’animal de compagnie qui, par définition, n’a plus d’utilité ! Le grand tournant a eu lieu au 17éme siècle avec l’invasion de l’Europe par le rat gris, dit aussi rat d’égout, porteur du virus de la peste et bien trop imposant pour être chassé par un chat. Au même moment, des chats blancs à poil long, dits chats Angoras, sont arrivés du Proche et Moyen-Orient et ont conquis les salons des classés huppées de l’époque. Le processus domestication du chat allait progressivement se mettre en place jusqu’à atteindre son niveau le plus abouti : le chat de race.

Les particularités comportementales du chat de race

Il existe de grandes différences comportementales entre les chats européens et les chats de race, dues principalement à la socialisation lors des premières semaines de vie et à une pression de sélection constante – seuls les chats les plus sociables se reproduisent. Dans les deux cas, le rôle de l’éleveur et de l’environnement sont essentiels.

Chez le chat de race, la tendance sociale prend le pas sur les aspects territoriaux.

Le chat de race est un animal territorial et sociable. Chez un chat de race, bien socialisé, les modifications comportementales portent sur une diminution de l’indépendance et le développement de l’attachement : - Attachement intra-spécifique : on observe de vraies sympathies, ou antipathies, entre chats d’une même maison. - Attachement inter-spécifique : avec l’homme, avec d’autres espèces comme le chien ou les petits animaux de compagnie. Attention toutefois aux oiseaux et tout ce qui pourrait être considéré comme une proie. L’instinct de chasseurs revient très fort, même chez le chat le plus policé ! Un chat bien socialisé ronronne plus et plus longtemps, développe des vocalises plus nombreuses et plus variées, répond à son nom, obéit à des ordres simples. Ex : non !, est moins sensible aux changements d’environnement (ex, déménagements, vacances etc…) à condition qu’il soit avec ses maîtres, est rapidement à l’aise avec des inconnus… Faute de mieux pour s’exprimer, nous avons désormais affaire à des chats-chiens !

Pour éviter les troubles du comportement

- Votre chat a besoin de son confort. Attention à lui apporter tout ce dont il aura besoin dans son environnement : nombre suffisant d’écuelles et de points d’eau, litières toujours propres …en particulier si vous possédez plusieurs chats. Dans le cas contraire, des conflits de grande importance pourraient naître entre eux et nombre d’entre eux pourraient souffrir d’anxiété. - Ne modifiez pas son environnement trop fréquemment. La stabilité est un élément primordial. Le cas échéant, il perdrait tous ses repères en termes de territoire. En découlerait un sentiment d’angoisse. - Attention aux relations avec les autres chats et/ou chiens que vous possédez. Votre compagnon ne pourra les tolérer que s’il a appris à vivre avec des congénères et des animaux d’autres espèces. Elevez vos animaux ensemble pour que leur cohabitation soit possible. - Enfin, donnez lui une nutrition Haute Qualité, riche en protéines.

Questions fréquentes :

- Pourquoi sursaute-t-il au moindre bruit ?

Parce qu’il souffre d’anxiété. Votre chat n’est pas simplement peureux, comme beaucoup pourraient le penser.

- Mon chat sera-t-il perturbé si je déménage ?

Plus ou moins selon son niveau de socialisation. Vous pouvez le rassurer en lui réaménageant son espace, avec ses gamelles, litières, coin pour dormir, jouets, arbres à chat…Le déménagement, s’il est rare, perturbera votre chat mais seulement momentanément, le temps qu’il reprenne ses marques.

Les principaux types de troubles comportementaux chez le chat :

Syndrome de privation sensorielle :

Peur, troubles de l’appétit, possible retard de croissance. Se développera si votre chaton vit dans un milieu qui lui est étranger et auquel il ne s’habitue pas.

Syndrome hypersensibilité – Hyperactivité (HS-HA) :

Votre chaton sera en mouvement dès qu’il sera sollicité, aura du mal à fixer son attention. Brutalité au cours du jeu. Rapports compliqués avec ses congénères.

Syndrome d’hyper-attachement :

Recherche permanente par votre chaton de contacts visuels ou tactiles avec vous. Détresse, stress lors de la séparation (malpropreté, vocalises d’angoisse, plaies dues à un léchage excessif).

Trouble lié à une perturbation territoriale :

Il fera tout pour défendre son territoire : marquages urinaires, griffades, agressions. Risque de troubles anxieux si la situation persiste.

Syndrome anxieux post-traumatique :

Repli, votre chat ne veut pas être approché. Il peut se montrer agressif le cas échéant.

Syndrome d’anxiété :

Troubles de l’appétit, léchage incessant, diarrhée, agressivité, vomissements.

Syndrome de l’agresseur :

Passe son temps le regard fixé sur son adversaire. Attaque systématique lorsqu’il le repère.

Syndrome de l’agressé :

Dès qu’il sent la présence de l’agresseur, il s’immobilise. Attitude défensive. Si la litière se situe dans la zone dangereuse, risque de malpropreté. Baisse d’appétit.

Dysthymie unipolaire :

Crises qui peuvent durer plusieurs heures voir plusieurs jours : regard fixe, agression, réactions agressives, hyper-vigilance.

Dépression :

Il ne mange plus, ne va pas dans sa litière. Survient lorsque le chat a subi une agression violente.


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